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A propos de moi…

Je suis née le 28 avril à Zduńska Wola, en Pologne.
Je suis poétesse, journaliste et bibliothécaire. Comme poétesse j’ai debuté en 1985 ou 1986 à „Nowy Medyk”. Mes poèmes ont été publiés entre autres à: „Topos”, „Wyspa”, „Akant”, „Tygiel Kultury”, „Poezja Dzisiaj”, „Przekrój”, „Metafora”, „Filipinka”, „Galeria”, „Angora”, dans un magazine américain „Modern haiku” et dans les antologies „Contemporary writers of Poland” (USA 2005), „Enough Questions, Enough Answers : Modern Polish Poetry in Translation” (Rice University, Houston, 2008), „Uwalniam ptaki sny : Ich befreie Vogel – Traume – Wiersze polskie i niemieckie: Deutsche und polnische Gedichte” (Łódź 2009), ”Oblaci u najkracoj noci : Clouds in the shortest night” – svetska haiku antologija: World Haiku Anthology”(Valjevo – Belgrad 2009).
J’ai publié sept livres poetiques: „Poezja przypadków”, „Zupełnie szczęśliwa marionetka”, „Może się przyśnisz”, „Nieopisanie” „I pomyśleć że jesteś”, „Kora” et „Galeria Świat”.
Comme journaliste je coopere à la presse de Sieradz, où j’habite, et au mensuel culturel de Łódź „Kalejdoskop”. J’ai fondé et je dirige un groupe littéraire „Anima”.

Poèmes

Traduction: Tomasz Duszka

 

x x x
je me trouve dans la forêt
les bouleaux me bénissent avec
ses rameaux

 

 

x x x
premier amour
comme un éclair
montre le net ciel
puis longtemps
ténébres

 

 

x x x
les yeux d’animaux
sont toujours purs
les animaux n’ont ni âme
ni remords
ils me regardent
analysant
attentivement
je n’ai pas le courage
de regarder dans leurs yeux

 

 

 

 

x  x x


un sot rustique
il s’assoit à côté de tombe de sa mère
en embrassant ses genoux avec ses bras
et en se balançant
il répete:
maman en terre
terre en maman…

 

 

 

x x x
je serai chez toi aujourd’hui
mon cœur au dessus de moi
comme une alouette

 

 

 

x x x
le gris a beaucoup de nuances
j’ai aperçu cela récemment
dans tes yeux

 

 

 

x x x
parfois j’envie
à un chien
que tu caresses

 

 

 

x x x
la prière
– le repoussement de ténébres

 

 

 

 

x x x
nous ne savons rien toujours
nous sommes comme les enfants
restants debout sur le pas de la porte

 

 

 

x x x
tu m’as donnée l’amour
comme une pierre

comme une lame coupante
tu m’as donnée l’amour
pleine de lumière et d’air pur

 

 

x x x
les arbres
– ce qui nous a resté
du paradis

 

 

 

x x x
le reflet le plus fidèle de ce monde
n’est pas le visage
d’un méchant
ni d’un bon homme
ni de celui
qui sait
presque tout
mais
le visage d’un idiot

 

 

 

x x x
si insignifiants
mes paroles pour moi-même
si bizarre
qu’il y a mon visage
dans une glace
si loin de vous
mes proches

 

 

x x x
mon cœur
qui était déjà mort
mon cœur
qui n’espérait
qu’il peut être encore touché
par un feu
m’émerveille